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SPD Paris.

Sarah-Désirée schreibt :

Wer ist Sarah?

Sarah ist europäische Sozialdemokratin, aktiv in der SPD, PS und Labour Party. In Paris hat sie ein Jahr studiert und schreibt seit dem für unsere Homepage. Sie will durch ihre Arbeit den politischen Austausch zwischen Frankreich und Deutschland erleichtern. Deswegen wird sie Artikel über momentane politische Themen in Deutschland auf französisch verfassen, damit auch die Franzosen einen Einblick in unsere, oft sehr interessanten, innerdeutschen Diskussionen. 
Viel Spaß beim lesen!

Wenn ihr fragen habt dann schreibt einfach an sarah.tiemann(at)gmx.de

L'Euro-Bowling – Les joueurs allemands et français

Les pays, risquent-t-il de tomber comme des quilles de bowling?

Au début, la Grèce ne peut plus rembourser sa dette publique. La crise risque de toucher le Portugal et L'Espagne, l'Irlande et l'Italie. Au printemps 2010, le fond commun de créances, le FESF est créé. Avec ce fond, la zone euro et le FMI sauvent l'Euro en accordant des prêts à ces pays. Conséquence : la structure de la zone euro doit être réformée. Au printemps 2011, la Grèce est de nouveau dans la crise et l'Euro est menacé. Des débats entre les Européens commencent. La France et l'Allemagne prennent la gestion sans unanimité mais cela ne les a jamais empêché de trouver une solution. La France est prête à aider de nouveau, l'Allemagne exige que tous les autre pays ayant prêté sans regarder aident également. La France pense que transformer le fond en banque centrale européenne est la meilleure solution tandis que l'Allemagne s'y refuse. Elle revendique de transformer le FESF en une assurance de crédit. Les deux pays subissent de fortes pressions. Ils participent à plusieurs sommets. Finalement ils se sont mis d'accord sur la levée de fonds pour le FESF et la recapitalisation des banques européennes également exposées au risque. Bien entendu, la France et l'Allemagne ont présenté leur proposition au sommet européen de Bruxelles afin d'obtenir l'accord des autres dirigeants européens. Mais il ne faut pas crier victoire avant la bataille. Contre toute attente, Georges Papandréou, le premier ministre grec, propose un referendum sur les décisons du sommet européen ainsi qu'un vote de confiance du Parlement sur l'accord sur la dette. Pour empêcher de plonger l'Europe dans le chaos, le peuple devrait alors voter oui, ce qui impliquerait que Georges Papandréou gagne en légitimité. Ce coup de pokerva-t-il ébranler les pions de nouveau?

Sources:
http://www.latribune.fr
http://www.lemonde.fr
http://www.focus.de
http://www.finanznachrichten.de

Danke an Sarah – Désirée

Wie zu Beginn jeder Sommerpause heißt es auch dieses Jahr Tschüss zu sagen an die Studentinnen und Studenten, die ihr Erasmus Studium in Paris absolviert haben.

Besonderer Dank gebührt Sarah, die mit ihrem Blog auf unserer Homepage spd-paris.de lesenswerte Einsichten in deutsche und französische Besonderheiten geliefert hat und im Vorstand immer engagiert unsere Aktivitäten unterstützt hat. Wir wünschen ihr alles Gute für ihre nächsten beruflichen Schritte.
Deine SPD Paris

 

Le nucléaire – Deux idéologiques contrastées

Les graves accidents survenus à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima relancent le débat sur le nucléaire. Plus en Allemagne qu'en France.

Le 27 mars se sont déroulées les élections en Bade-Wurtenberg, fief du parti conservateur d'Angela Merkel (CDU) depuis près de soixante ans, et les Verts ont gagné ! En général, les opinions sont partagées en Allemagne. En 2003 le gouvernement de gauche de Schröder avait pris la décision de stopper progressivement et au plus tard en 2022 l'activité de toutes les centrales nucléaires allemandes. Afin de compenser cette perte énergétique, le gouvernement rouge-vert1 misait sur lesénergies renouvelables et leur développement. En novembre 2010, la coalition libérale- conservatrice, emmenée par Angela Merkel, a choisi de prolonger de douze ans en moyenne la durée d'utilisation de ces mêmes centrales avec l'argument qu'il manquerait des moyens de production pour compenser l'abandon du nucléaire. Et après le drame japonais, Angela Merkel a annoncé un moratoire de trois mois sur la prolongation de la durée de vie des centrales et la fermeture immédiate des sept réacteurs les plus anciens. Dans la société, le mouvement anti- nucléaire est une longue histoire de trente-cinq ans en Allemagne et le nucléaire reste
particulièrement controversé.

En France en revanche, Nicolas Sarkozy répète qu'il n’est pas question de sortir du nucléaire et que le nucléaire français est bien plus sûr. Ce sont des idéologiques contrastées. Il faut savoir qu'en comparaison, l'Allemagne a 17 réacteurs qui produisent un quart de l'électricité nationale, contre 80% de notre courant produit par les 58 réacteurs en France. Elle est le pays le plus nucléarisé par rapport à sa population et l'une des plus grandes exportatrices de centrales au monde. L'histoire
glamour du nucléaire français revient dans les années 1970. Dans le contexte du premier choc pétrolier, le « plan Messmer » a été lancé. Il veut généraliser le recours à l'énergie nucléaire en France et prévoit la construction de trois réacteurs par an. Ce programme a fait de la France le pays le plus nucléarisé au monde.

Néanmoins les Français se sont rendus compte que le risque zéro n'existait pas. Est-t-il le signe que les deux idéologies contrastées se rapprochent ou une initiative conjointe sera-t-elle plutôt difficile?

Sources:
http://www.lagazettedeberlin.de
http://www.greenpeace.org
http://www.lemonde.fr

L'abstention de l'Allemagne ébranle la politique allemande

Nous tenons, tout d’abord, à exprimer notre compassion et notre soutien aux mouvements indépendantistes d’Afrique du Nord. Le Ministre des affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, et la Chancelière, Angela Merkel, ont dû plusieurs fois se justifier sur leur abstention lors du vote au Conseil de sécurité des Nations unies pour une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, le 17 mars 2011. Les voix politiques sont bouleversées : la critique au sein de leur propre parti, le CDU, ainsi qu’au sein du SPD et parmi les verts (die Grünen) n’a pas tardé à se faire entendre. Seule la gauche (die Linke), a applaudi cette décision.

Par ailleurs, il s'agit d'un tout autre cas que celui de l'Iraq. Si à l'époque, la politique allemande avait alors connu un temps fort, elle est aujourd’hui dans le creux de la vague. L'ONU a autorisé, pour la première fois, le recours à la force pour protéger les civils en Libye et mettre fin aux atrocités qui sévissent depuis l'expulsion des Talibans en 2001. Le dictateur Kadhafi viole le droit international humanitaire et la communauté mondiale doit agir. On dit que l'Allemagne aurait donné un essor politique à Kadhafi. Or, après l'adoption de la résolution, Khaled Kaim, vice-ministre des affaires étrangères de M. Kadhafi, a remercié l'Allemagne pour son abstention : une claque pour l'Allemagne !

L’Allemagne partagerait tous les objectifs de cette résolution mais n'aurait pas voulu un engagement militaire allemand, se justifie Guido Westerwelle. Il aurait apparemment mal compris, en croyant que voter pour une zone d'exclusion aérienne impliquerait automatiquement un engagement militaire. Mais ce n'est pas le cas. Comme l'Allemagne soutient les grandes lignes de la résolution de toute façon, on aurait pu adopter la proposition du Conseil de sécurité en précisant que l'engagement de son armée n’était pas envisageable, explique Wolfgang Ischinger, expert en droit international.

Quelle image ce comportement donne-t-il sur la fiabilité de l'Allemagne ? Quelles conséquences a ce comportement sur sa relation avec la France, qui a passé la vitesse supérieure en matière d'engagement militaire ? Alors, encore faut-il savoir que l'Allemagne soutient la résolution mais n’était pas au courant qu'elle aurait pu l'approuver sans être obligée d’envoyer ses forces armées.

Sources:
http://www.sueddeutsche.de
http://www.dw-world.de
http://www.welt.de
http://www.lagazettedeberlin.de

Karl-Theodor zu Guttenberg – déchu ou jeté l'éponge?

Après seize mois passés au ministère de la défense, Karl-Theodor zu Guttenberg a démissioné le 1er mars. Les accusations de plagiat sur sa thèse intitulée « Constitution et traités constitutionnels, les étapes du développement constitutionnel en Europe et aux États-Unis » soutenue en 2006 à l'université de Bayrouth lui ont été fatal.
A 36 ans il est devenu secrétaire général, à 37 le ministre de l'Économie le plus jeune et seulement quelques mois plus tard, également le plus jeune ministre de la Défense, une véritable carrière en accélérée.

„Mais pourquoi tout ce buzz? Qui n'a pas essayé de tricher pendant sa formation?“, toutes ces interrogations reviennent sans cesse.
C'est avant tout une question d’honneur. Il faut savoir que les thèses sont la base fondamentale dans le domaine scientifique. Le plagiat est une atteinte au code de la propriété intellectuelle ce qui justifie l'indignation du monde académique. Le scandale autour du ministre au statut de rock star devient rapidement affaire d'Etat.
Avec cette affaire non-politique, Guttenberg a cependant perdu toute crédiblité en tant qu’homme politique. La morale joue un rôle très important dans la vie politique et publique allemande. Il a choqué le peuple sur des questions d’intégrité et d'honnêteté envers la société.

Néanmoins, Guttenberg laisse derrière lui plus qu'un chantier. Premièrement, il y eut la transformation de la Bundeswehr en armée de métier, deuxièmement la fermeture des casernes, troisièmement, 8,3 milliards d'euros d’économie faite par le ministère de la défense et ce jusqu'en 2014. et enfin l'engagement militaire en Afghanistan.
En somme, le cas Guttenberg pourrait se résumer ainsi, une carrière éclair mais une chute brutale.

Sources:

http://www.spiegel.de

http://www.lemonde.fr

http://www.dw-world.de

http://www.lagazettedeberlin.de

Deux pays – deux type de syndicats et retraites

lus de huit millions personnes sont organisés dans des syndicats en Allemagne en face de 1,7 millions gens en France. Il y a trois grand syndicats les plus importants en Allemagne qui sont rangés par secteur. Il y donc existe un syndicat pour les employée d’industrie des métaux et d’industrie chimique. L’affiliation ne dépend pas d’activité dans l’entreprise. En général, c’est un secteur, qui appelle faire la grève pour négocier de nouveaux conventions collectives.

En France, il y a cinq syndicats qui sont ouverts aux employés de tous les secteurs. Ils manifestent plurisectoriel et pour des raisons politiques. Le droit de grève est un droit d’homme individuel par contre en Allemagne. En 2007 les Allemands n’étaient pas satisfaits non plus avec la réforme des retraites de leur gouvernement et il y avait une controverse parmi les partis, les syndicats, les experts ainsi qu’au sein de la population.
La réforme de la retraite à 67 ans reste très impopulaire en Allemagne.
La réforme impulsée par la grande coalition en 2007 cible à s’adapter à la réalité démographique. L’Allemagne fait face à un vieillissement de sa population ainsi qu’à une décroissance de sa natalité, comme plusieurs pays d’Europe. Ces deux facteurs influencent directement le financement des retraites. En mars 2007 le Bundestag (Chambre basse du Parlement allemand) et le Bundesrat (Sénat allemand) ont donné leur accord définitif à la réforme, qui fera passer progressivement l’âge du départ à la retraite de 65 à 67 ans. La réforme s’appliquera progressivement selon un calendrier échelonné entre 2012 et 2029. Elle vise à faire face au vieillissement de la population tout en limitant la hausse des cotisations. Les syndicats s'accordent à dire que la retraite à 67 ans serait illusoire tant que l'âge moyen de départ à la retraite est de 60,5 ans (60,7 ans pour les femmes, 59,7 pour les hommes), soit très inférieur à l’âge légal de 65 ans. Selon eux, il faudrait d'abord remonter l’âge effectif de départ à la retraite à 65 ans avant d'envisager d'aller encore plus loin. Néanmois, il était justifié par l’espérance de vie croissante de la population et la durée moyenne de versement des rentes, et donc de l’augmentation des coûts.
Des grève contre une réforme considérée injuste en France
En France, les systèmes de retraite par répartition sont confrontés aux défis du vieillissement de la population comme aux conséquences d’une situation de l’emploi dramatique, lestée par les effets de la récente crise financière. La réforme des retraites, arbitrée mardi 15 juin par Nicolas Sarkozy prévoit de ramener le système français de retraite, actuellement déficitaire de 32 milliards d'euros, à l'équilibre en 2018. Des critics disent qu'elle ne garantirait pas, à long terme, la pérennité du système par répartition. Bien au contraire, il aggraverait les injustices. Seuls les salariés justifiant d’un taux d’incapacité permanente supérieur à 10% pourront continuer à partir en retraite à 60 ans, sous certaines conditions.
Le problème serait que des facteurs comme le travail de nuit ou l’exposition à des produits cancérogènes ne laisseraient pas forcément de traces physiques et pourtant ils réduiraient l’espérance de vie. Quelques milliers de personnes donc manifeste pour une réforme des retraites avec une vraie reconnaissance de la pénibilité et des départs anticipés.

Références:

http://www.deutschland-frankreich.diplo.de

http://www.la-croix.com

http://www.rrq.gouv.qc.ca

http://www.cfdt.fr

Son livre est le scandale de la rentrée 2010 en Allemagne

Thilo Sarrazin, le raciste ou l’incompris?

L’ancien ministre des finances allemand Thilo Sarrazin enflamme la scène politico-médiatique par ses propos tendancieux sur les immigrés dans son livre L‘Allemagne court à sa perte. Il y décrit les conséquences pour l’Allemagne de la diminution des naissances, de la croissance des classes inférieures et de l'immigration en provenance des pays musulmans. Les grands journaux et magazines allemands étalent l'immanquable polémique. La banque de la République fédérale a remercié Thilo Sarrazin, jusqu'alors membre du comité directeur.

Le Frankfurter Allgemeine dit de Thilo Sarrazin qu’il veut modeler le monde selon ses idées. Son ambition l’aurait poussée dans la fonction publique après des études et du doctorat. Pour certains, il aurait voulu travailler près du pouvoir afin de changer le monde dans la direction qu'il souhaitait. Jeune fonctionnaire ministériel, il aurait même affirmé qu’il ne suivrait pas les ordres des ministères mais qu’eux suivraient ses thèses. Il est devenu secrétaire d'État du ministre des finances puis a exercé des fonctions au sein de la Deutsche Bahn mais n'est pas resté longtemps en poste. « Je n’ai jamais voulu être responsable d'une chose que je ne supporte pas » a-t-il déclaré. Donc, ce qu’il conçoit serait correct et ce qui est correct devrait être dit et réalisé.

Selon Die Süddeutsche l’économiste Sarrazin a fait dans son livre ce qu’il sait le mieux faire: des statistiques. « Quand je lis des statistiques, je ne vois pas des gens », constate Sarrazin, ce qui en dit beaucoup sur lui-même. La nation se révolte contre les conclusions qu’il tire de ces statistiques: « Nous n’avons pas besoin des gens qui vivent des prestations sociales, qui ne se sentent pas concernés par l‘éducation de leurs enfants et produisent à la chaîne des petites filles voilées. C‘est valable pour 70% des Turcs et 90% des Arabes à Berlin. »

Thilo Sarrazin n’en est pas à son premier impair. Au printemps 2008, lorsqu’il était encore responsable de l’assainissement budgétaire de la capitale allemande fortement endettée, il ne faisait pas dans la finesse. Le social démocrate avait affirmé que les chômeurs étaient trop gros et ainsi présenté à la presse un menu, qu’il a affirmé avoir testé à la maison avec sa femme, permettant au bénéficiaire du Hartz-IV (allocation de chômage de fin de droit) de se nourrir convenablement pour moins de 5 euros par jour. Et pour ceux qui reprochaient à la ville de Berlin que la température des logements sociaux n’excédaient pas les 16°, il recommandait de mettre un gros chandail.

Maintenant le débat est plutôt sur la liberté d'opinion.

Die Welt affirme que celui qui prendrait la peine à lire toute l‘interview de Thilo Sarrazin constaterait que ce dernier n'est pas populiste. On ne pourra lui reprocher la langue de bois. A la suite de l’article paru dans le magazine « Lettre internationale », Thilo Sarrazin a présenté ses excuses publiques en déclarant : « Je voulais décrire de façon vivante les problèmes et les perspectives de la ville de Berlin, et non pas discréditer des groupes ethniques. Si cette impression s'est imposée, je le regrette beaucoup et m'en excuse. » En dépit de son mea culpa, le mal est fait. Ses propos ont provoqués un tollé et suscitent un florilège de réactions.

Des citations de cette interview circulent en ligne et sont utilisées comme appel à se révolter. Mais selon le magazine « WELT » ceux qui feraient des reprochent auraient seulement pu parcourir cette interview. Ses déclarations seraient délicates mais Sarrazin ne serait populiste ni raciste. Dans ce débat, l'enjeu serait ailleurs: si les gens exerçant des responsabilités n'étaient ni autorisés à réfléchir ni à se tromper publiquement, le débat public serait nul et bête.

Selon un interview publié dans le « Frankfurter Allgemeine » le 20 septembre, Sarrazin se sent incompris. Il explique qu’il n’argumentait pas principalement sur la base de la génétique mais des développements culturels. « Je critique une croissance excessive des couches sociales sans éducation (aussi des couches sociales issues de l'immigration) et parce que ces couches ont plus d’enfants, des problèmes de performance se constituent. Pour cela je revendique entre autres l’obligation de fréquenter le jardin d’enfant dès trois ans afin d'encourager l’éducation dans toutes les couches sociales, un durcissement de l‘exigence linguistique en cas d'immigration afin que les enfant de la soi-disant classe inférieure puissent également réussir à l’école. »

Après tout, si les déclarations de Thilo Sarrazin se basent sur des statistiques, que nous dit le dicton, « Ne te confie pas à une statistique qui tu n’a pas falsifié toi-même »?

Références:

FAZ

Süddeutsche Zeitung

lagazettedeberlin

FAZ

Die Welt

wikipedia

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